Le théâtre, c’est le contact direct avec le public. Pas de montage, pas de seconde prise, pas de filtre. Quand le rideau se lève, tout se joue dans l’instant. C’est cette adrénaline qui me ramène toujours sur les planches.
Mon parcours théâtral commence dès 1988. À 19 ans, je monte sur la scène du Palais-Royal pour L’Hurluberlu de Jean Anouilh, et sur celle du Théâtre de Chaillot pour Les Cannibales. Deux registres très différents qui m’apprennent la polyvalence dès le départ.
En 1994, je passe de l’autre côté en signant la mise en scène de Soirées bourgeoises. L’expérience de la réalisation théâtrale - diriger des acteurs, construire un espace, donner un rythme - m’a profondément marqué.
Les années 2000 sont riches en créations : Le Barbier de Séville en 2002, Le Songe d’une nuit d’été en 2004. Puis vient Le Repas des Fauves en 2010, un tournant. Le succès de cette pièce, ses trois nominations aux Molières, et les centaines de représentations qui ont suivi font de ce spectacle une aventure à part dans ma carrière.
En 2015, Piège à Matignon au Théâtre des Variétés me ramène à la comédie. Le registre politique et satirique demande un timing précis et une complicité avec le public que seule la scène permet.